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Private ! Causerie de fin d'histoires...
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Re: Private ! Causerie de fin d'histoires...
Black Swan
***SPOILER***SPOILER***SPOILER***SPOILER***SPOILER***SPOILER***
Comme Az dirait, interdit à tous ceux qui n'ont pas lu le roman, entendu le ballet, vu le film
Je colle mes impressions directement là car je ne vais pas y aller doucement et je sens que je vais révéler pas mal de trucs qui, si le film était normal, risqueraient de gâcher le plaisir des spectateurs. Mais comme le film n'est pas normal, ca ne risque pas d'en être le cas, mais bon, au cas où y aurait encore des âmes sensibles par là.
Em avait été très dure avec ce film, moi je ne vais pas l'être autant qu'elle mais disons que ce film ne m'a fait ni chaud, ni froid. J'en suis à deux doigts de le traiter de ridicule comme The New Yorker a fait, je m'abstiendrai. http://www.newyorker.com/arts/reviews/film/black_swan_aronofsky (pour la critique en entier il faut avoir l'édition papier ou souscrire à l'abonnement). Bref, par où commencer? Si vous voulez aller au ciné entre copines et être "entertained", allez-y, c'est le bon film (et encore! J'ai faillli regarder ma montre pendant la séance- je le fais jamais au ciné), recommandé par tous les magazines à la Eurowoman. Mais ce film contient trop de tout- ou non, plutôt trop d'une seule épice qu'on met à travers tout le film et qu'on rajoute à toutes les relations: sexe, violence, auto-destruction. Ce qui aurait pu être un bon thriller fin et avec plein de supsense, tourne au chaos (d'accord avec The New Yorker là-dessus) et les pistes, les fils ne mènent nulle part. La base de l'histoire est bonne, voire excellente pour un sujet de film hollywoodien: la danseuse obsédée par la perfection veut se transformer du cygne blanc au cygne noir et dans son obsession perd la raison, aidée par quelques relations problématiques. Et là vient le problème car on a l'embarras du choix et on ne sait plus où donner la tête: la rivale, le metteur en scène, la maman, la prima ballerina qui avait le rôle jadis ou encore, l'alter-ego (pyha! on s'y perd vraiment). A force d'avoir tellement de choix, on prend un peu par-ci, par-là pour ne jamais approfondir, ne jamais explorer une seule piste et en faire un thriller subtile.
Par exemple, pour moi, la seule relation intéressante qui aurait pu donner ce thriller dont je rêvais, était celle de la mère: est-ce elle qui pousse la fille à la perfection car ses propres rêves étaient brisés? Vit-elle à travers sa fille et la mutile-t-elle? (des passages intéressants avec les répliques "Are you ready for me?", "How's your skin, are we leaving it alone?" et quand elle coupe les ongles à sa fille, ainsi que les dessins dans sa chambre). Mais bon, on aurait pu se contenter avec d'autres: la relation avec le metteur en scène, là, bouclée aussi en deux-trois scènes de 3 minutes maxi ("Do you have a boyfriend, do you like making love, do you like sex?" et "I have an assignment for you- go home and touch yourself"), vraiment aucun temps pour développer subtilement et psychologiquement les enjeux des relations...Ou encore, l'alter-ego de l'héroïne, là, toujours quelques "glimps" et c'est tout.
Bref, pendant la premiére moitié du film j'attendais que ca démarre, que les différents trucs commencent à se passer pour voir où ca allait nous mener; pendant la deuxième moitié j'attendais que ca finisse car franchement ca m'était complètement égal comment ca allait finir, j'en avais rien à battre, en gros je savais que la culmination et le dénouement allait se passait à la première (avec, bien sûr, les passages les plus connus du Lac des cygnes pour que le spectateur ait de la culture pour son argent) mais la manière dont l'histoire était menée ne nous laissait pas à une fin pleine de suspense car on savait que le personnage était dingue, bref...
Natalie Portman aura son prix de l'Académie, c'est sûr, mais en fait toutes ses expressions ne sont pas loin de ses expressions naturelles (je l'ai vue dans le show de David Letterman où elle a exactement la même timidité que son héroïne) donc ce rôle ne lui est pas lointain, alors à part le travail physique, je ne pense pas que le rôle ait nécessité autant de travail en tout cas c'est le résultat que ca donne pour moi...
Bref, conclusion de l'histoire: j'ai trouvé ce film très dispensable.
***SPOILER***SPOILER***SPOILER***SPOILER***SPOILER***SPOILER***
Comme Az dirait, interdit à tous ceux qui n'ont pas lu le roman, entendu le ballet, vu le film
Je colle mes impressions directement là car je ne vais pas y aller doucement et je sens que je vais révéler pas mal de trucs qui, si le film était normal, risqueraient de gâcher le plaisir des spectateurs. Mais comme le film n'est pas normal, ca ne risque pas d'en être le cas, mais bon, au cas où y aurait encore des âmes sensibles par là.
Em avait été très dure avec ce film, moi je ne vais pas l'être autant qu'elle mais disons que ce film ne m'a fait ni chaud, ni froid. J'en suis à deux doigts de le traiter de ridicule comme The New Yorker a fait, je m'abstiendrai. http://www.newyorker.com/arts/reviews/film/black_swan_aronofsky (pour la critique en entier il faut avoir l'édition papier ou souscrire à l'abonnement). Bref, par où commencer? Si vous voulez aller au ciné entre copines et être "entertained", allez-y, c'est le bon film (et encore! J'ai faillli regarder ma montre pendant la séance- je le fais jamais au ciné), recommandé par tous les magazines à la Eurowoman. Mais ce film contient trop de tout- ou non, plutôt trop d'une seule épice qu'on met à travers tout le film et qu'on rajoute à toutes les relations: sexe, violence, auto-destruction. Ce qui aurait pu être un bon thriller fin et avec plein de supsense, tourne au chaos (d'accord avec The New Yorker là-dessus) et les pistes, les fils ne mènent nulle part. La base de l'histoire est bonne, voire excellente pour un sujet de film hollywoodien: la danseuse obsédée par la perfection veut se transformer du cygne blanc au cygne noir et dans son obsession perd la raison, aidée par quelques relations problématiques. Et là vient le problème car on a l'embarras du choix et on ne sait plus où donner la tête: la rivale, le metteur en scène, la maman, la prima ballerina qui avait le rôle jadis ou encore, l'alter-ego (pyha! on s'y perd vraiment). A force d'avoir tellement de choix, on prend un peu par-ci, par-là pour ne jamais approfondir, ne jamais explorer une seule piste et en faire un thriller subtile.
Par exemple, pour moi, la seule relation intéressante qui aurait pu donner ce thriller dont je rêvais, était celle de la mère: est-ce elle qui pousse la fille à la perfection car ses propres rêves étaient brisés? Vit-elle à travers sa fille et la mutile-t-elle? (des passages intéressants avec les répliques "Are you ready for me?", "How's your skin, are we leaving it alone?" et quand elle coupe les ongles à sa fille, ainsi que les dessins dans sa chambre). Mais bon, on aurait pu se contenter avec d'autres: la relation avec le metteur en scène, là, bouclée aussi en deux-trois scènes de 3 minutes maxi ("Do you have a boyfriend, do you like making love, do you like sex?" et "I have an assignment for you- go home and touch yourself"), vraiment aucun temps pour développer subtilement et psychologiquement les enjeux des relations...Ou encore, l'alter-ego de l'héroïne, là, toujours quelques "glimps" et c'est tout.
Bref, pendant la premiére moitié du film j'attendais que ca démarre, que les différents trucs commencent à se passer pour voir où ca allait nous mener; pendant la deuxième moitié j'attendais que ca finisse car franchement ca m'était complètement égal comment ca allait finir, j'en avais rien à battre, en gros je savais que la culmination et le dénouement allait se passait à la première (avec, bien sûr, les passages les plus connus du Lac des cygnes pour que le spectateur ait de la culture pour son argent) mais la manière dont l'histoire était menée ne nous laissait pas à une fin pleine de suspense car on savait que le personnage était dingue, bref...
Natalie Portman aura son prix de l'Académie, c'est sûr, mais en fait toutes ses expressions ne sont pas loin de ses expressions naturelles (je l'ai vue dans le show de David Letterman où elle a exactement la même timidité que son héroïne) donc ce rôle ne lui est pas lointain, alors à part le travail physique, je ne pense pas que le rôle ait nécessité autant de travail en tout cas c'est le résultat que ca donne pour moi...
Bref, conclusion de l'histoire: j'ai trouvé ce film très dispensable.

rado- Messages: 3168
Date d'inscription: 19/05/2008
Re: Private ! Causerie de fin d'histoires...
Vivement que je vois Shutter island pour participer au débat qu'il y a eu!
j'ai lu le bouquin très récemment.
j'ai lu le bouquin très récemment.

john kaltenbrunner- Messages: 198
Date d'inscription: 06/01/2011

Re: Private ! Causerie de fin d'histoires...
Azbinebrozer a écrit:Interdit à ceusses qui n'ont pas lu tout le roman, ne sont pas encore allés en salle, sont partis avant la fin du film ou ramassaient leur seau de pop corn pendant l'emballage final ! Ce serait dommage de gâcher un prochain plaisir par une phrase de trop ? Is'n't ?
Pour aujourd'hui Shutter Island ? Donc si vous voulez voir ce film, lire le roman passez votre chemin car le dénouement conditionne la lecture de l'ensemble...
Pour le dire rapidement Mister Kiss, à la fin du roman je comprends que le Teddy retrouve sa vraie identité de Dennis, un moment, puis de nouveau régresse. Le traitement ne stabilise rien. Il reprend son duo avec son "adjoint" Chuck. Il n'y a pas de complot. Mais je mésestime peut-être des choses ?
Le film lui (c'est ma douce qui a attiré mon attention sur ça) fait prononcer une phrase finale à Teddy/Dennis lourde d'enjeux : "Il faut savoir vivre en monstre ou mourir en homme de bien". Cette phrase prononcée par Teddy/Dennis peut laisser à penser qu'il simule la régression/folie pour subir la lobotomie en "homme de bien" redevenue lucide, et veut subir un châtiment...
Étonnant quand même cette liberté de Scorcese. Belle fin aussi, plus complexe ?...
Quoiqu'il en soit, dans les 2 cas je crois comprendre que Teddy est bien le Dennis.
A toi ? A vous les cocos ?
je l'ai vu hier soir et suis pas mal déçue
après un démarrage ultra efficace, on est de suite capté par l'histoire, je regrette carrément la tournure du film et la fin, on serait resté sur une enquête policière autour d'expérimentation médicale ça me serait allé très bien
au bout d'un moment les délires hallucinatoires de di caprio ont commencé à me gaver sérieusement!

Em'- Messages: 3743
Date d'inscription: 22/05/2008
Re: Private ! Causerie de fin d'histoires...
Em' a écrit:Azbinebrozer a écrit:Interdit à ceusses qui n'ont pas lu tout le roman, ne sont pas encore allés en salle, sont partis avant la fin du film ou ramassaient leur seau de pop corn pendant l'emballage final ! Ce serait dommage de gâcher un prochain plaisir par une phrase de trop ? Is'n't ?
Pour aujourd'hui Shutter Island ? Donc si vous voulez voir ce film, lire le roman passez votre chemin car le dénouement conditionne la lecture de l'ensemble...
Pour le dire rapidement Mister Kiss, à la fin du roman je comprends que le Teddy retrouve sa vraie identité de Dennis, un moment, puis de nouveau régresse. Le traitement ne stabilise rien. Il reprend son duo avec son "adjoint" Chuck. Il n'y a pas de complot. Mais je mésestime peut-être des choses ?
Le film lui (c'est ma douce qui a attiré mon attention sur ça) fait prononcer une phrase finale à Teddy/Dennis lourde d'enjeux : "Il faut savoir vivre en monstre ou mourir en homme de bien". Cette phrase prononcée par Teddy/Dennis peut laisser à penser qu'il simule la régression/folie pour subir la lobotomie en "homme de bien" redevenue lucide, et veut subir un châtiment...
Étonnant quand même cette liberté de Scorcese. Belle fin aussi, plus complexe ?...
Quoiqu'il en soit, dans les 2 cas je crois comprendre que Teddy est bien le Dennis.
A toi ? A vous les cocos ?
je l'ai vu hier soir et suis pas mal déçue
après un démarrage ultra efficace, on est de suite capté par l'histoire, je regrette carrément la tournure du film et la fin, on serait resté sur une enquête policière autour d'expérimentation médicale ça me serait allé très bien
au bout d'un moment les délires hallucinatoires de di caprio ont commencé à me gaver sérieusement!
Dois-je ramener notre patient dans sa cellule Professeur Em' ?
Mais !!!...

Azbinebrozer- Messages: 2421
Date d'inscription: 21/05/2008
Age: 50
Localisation: Dark side of the moon
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